Bali À Scooter

Asie -

Bali À Scooter

Louer un scooter à Bali, c’est encenser son expérience : la liberté de déplacement est totale et peu onéreuse. Tout le monde ou presque propose des scooters à louer, mais l’offre est éparse et la seule épave que vous aimeriez voir, c’est le bateau du US Liberty en plongée, pas un scooter tout pourris entre vos mains. Voici alors quelques précieux conseils issus de mon expérience. Suivez le guide !

 

- Privilégiez un loueur professionnel et évitez ceux qui vous hèlent dans la rue. Vous aurez alors un deux roues fiable et sécuritaire. Vérifiez toujours le bon fonctionnement des freins, des clignotants, des phares et du klaxon. Notez que le frein gauche (arrière) est souvent plus usé que le droit (avant). C’est normal, puisqu’il est naturellement plus utilisé. Assurez-vous juste qu’il freine vraiment. 

Comment savoir ? Roulez un peu avec le bolide et freinez. Pourquoi ? Parce qu'un scoot peut bien freiner à l'arrêt, mais pas avec de la vitesse. 

Trouver un loueur professionnel est aussi plus cher et plus délicat. Faites marcher le bouche à oreilles. 

 

- Si vous avez le choix, privilégiez un minimum de 125cc. C’est un chouilla plus puissant qu’un 110cc et ce gain de puissance est appréciable dans les montées qui mènent aux volcans ou même juste pour dépasser une voiture un peu lente.

Si vous êtes deux, recherchez un Yamaha Nmax 155cc, puissant et sécuritaire. Vous aurez le confort d'une selle plus large (croyez moi, votre fessier délicat vous remerciera lors des longues virées), mais aussi un freinage plus efficace. 

 

- Le klaxon est un outil indispensable à tout déplacement : un coup indique “attention je suis là”, deux coups “tasse toé”. Tout le monde l’utilise, ne le prenez donc pas personnel. Et utilisez-le !

 

- Ne faite pas l’impasse sur l’assurance, souvent incluse dans le prix chez les loueurs pro. En cas d’accident matériel ou de dommages physique -et ce même si vous avez déjà une assurance voyage- vous aurez un soutien fort appréciable et point de contact local qui pourra prendre en compte rapidement la situation et y répondre efficacement. S’il y a des blessures, quelques heures peuvent faire la différence et dealer avec les services de santé locaux pourrait s’avérer ardu. Ça vaut donc le coup de rouler l’esprit tranquille.

 

- Portez votre casque. Nombreux sont les locaux et les touristes qui naviguent cheveux au vent sur leur deux roues, mais résistez à la tentation. Vous savez pourquoi, et techniquement, c’est illégal. Assurez-vous également qu’il soit en bon état et ajusté à la taille de votre boîte crânienne. Un casque trop grand ne sert pas à grand chose.

Privilégiez aussi une visière transparente et propre. Un accessoire bienvenue lorsque vous roulerez la nuit. Autre option : achetez une paire de lunette de conduite. Au Canada, vous en trouverez à 2$ au Dollarama. 

 

- Ayez un permis international. En cas de contrôl policier, c’est la seule pièce officielle acceptée en Indonésie. Votre permis de conduire doit toujours être présenté avec le permis international. Sinon ça peut vous coûter cher en pots de vin.

 

- Entraînez vous loin de la folie de la ville, sur des routes calmes. Apprenez à maîtriser votre engin et allez-y progressivement. Ne prenez pas la confiance trop vite, car au premier virage à l’aveugle vous pourriez gicler dans le décor plus vite qu’un moustique sur un pare-brise.

 

- Soyez toujours prudent, alerte et évitez l’alcool au guidon. Sans blagues.

 

- Respectez autant que possible vos distances de sécurité. Oui, autant que possible.

 

- Doublez sans vergogne. Un élément lent sur la route (voiture, scooter, camionnette), c’est un danger pour vous. Alors passez par la droite, par la gauche, en dessous ou au dessus -bref, faites preuve d’imagination, mais doublez. Pourquoi ? Et bien parce que devoir déboîter rapidement à cause d’un véhicule qui freine brutalement, c’est pas cool. Mais aussi parce que ceux qui sont derrière vous doublerons de toute façon, et souvent sans prévenir. D’ailleurs, aillez toujours un œil sur vos angles morts.

 

- Le code de la route : un livre dont vous êtes le héros ! Bien qu’il doive exister une version officielle quelque part, personne ne semble la connaître. En un mot : adaptez-vous.

 

- Cela peut être une bonne idée de porter un masque anti poussière, surtout en ville. Beaucoup en porte et pour avoir essayé, c’est chouette de ne pas gober les moustiques. Vous en trouverez en pharmacie pour pas cher (Guardian ou autres “apotek”). Autre option : un foulard fait très bien l'affaire. 

 

- Dans les grandes villes ou autour des lieux d’attraction, le stationnement à scooter est souvent payant.

 

- Rassurez vous, tout va bien aller. Conduire un scooter en ville à Bali, ce n’est pas comme Paris. C’est pire ! Sauf que les balinais n’ont pas fait des insultes au guidon un sport national. Alors relaxe.

 

Que vous rouliez sur de longues distances avec votre backpack (ce que j’ai fait) ou que vous louiez un scooter juste pour faciliter vos déplacements, le deux roues est vraiment plaisant à utiliser. Soyez sécuritaire et amusez-vous !

 

Je vous conseille également de lire cet article fort bien écrit afin de comprendre les base théorique de la conduite à scooter : https://www.motoservices.com/scooter/bases-conduite-scooter-2009-67.htm

 

Enfin, une idée des tarifs : vous trouverez de petits scooters pour environ 50.000IDR/jour, à négocier pour de longues périodes. Un Yamaha Nmax, c'est autour de 100.000IDR/jour, plus dans les zone très touristiques. Négociez respectueusement dans tout les cas. 

 

Bonnes vacances

 

 


Laissez un commentaire